Entre contentement et confinement

L’épître de Paul aux Philippiens est une démonstration de contentement dans la foi.

Pour un homme habitué autrefois à entreprendre souvent de grands voyages missionnaires, son contexte de vie désormais se réduit à une assignation à résidence à Rome (comme virtuellement une prison, étant sous bonne garde).

Isolé, Paul est comme en confinement, dirions-nous de nos jours. Cependant, loin de se plaindre, cette épître de seulement 4 chapitres respire de tout autre chose. Paul y mentionne pas moins de 38 fois la personne de Jésus-Christ, tant sa vie a été transformée par le glorieux message de l’Évangile. Pour l’apôtre : Christ est sa vie (Philippiens 1.21). Le grand but qu’il poursuit dans son existence est de regarder à l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ, son Seigneur (Philippiens 3.8). Son attente ultime dans la foi était d’être un jour avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur (Philippiens 1.23).

Cette épître se veut donc être un encouragement pour ses lecteurs. Le contentement est comme une perle rare et Paul en faisait la démonstration dans son confinement ; j’ai appris à être content de l’état où je me trouve (Philippiens 4.11). Il avait découvert que le véritable contentement provient de l’obéissance et de la joie à suivre la volonté de Dieu pour sa vie. A l’exemple suprême de son Sauveur et Seigneur Jésus-Christ qui accomplissant la volonté du Père céleste pour nous tous, est venu pour notre salut. Entre contentement et confinement, où vous situez-vous ?

Certes, nous ne pouvons peut-être pas nous glorifier de nos circonstances actuelles liées au confinement. Ceci dit, le chrétien à l’exemple de l’apôtre Paul, peut tirer bénéfice de ce temps en se concentrant sur l’essentiel, à savoir continuer à courir vers le but pour gagner le prix. Dieu nous appelant d’en haut à le recevoir par Jésus-Christ. (Philippiens 3.14).

EH

Mon secours et mon bouclier

Dans le noyau liquide de la Terre, les lents mouvements de convection du métal en fusion (+/- 5000°C) induisent un champ magnétique continu de 30 à 60µTesla (principe de la géodynamo). Sans lui la boussole serait au chômage et le spectacle lumineux des aurores polaires (boréales et australes) disparaitrait.

Mais ce champ magnétique a une fonction vitale ! Il enveloppe la Terre comme un cocon protecteur. Il créée un bouclier en altitude (la magnétosphère) qui intercepte le flux de particules
mortelles (radioactives) venant du soleil et du cosmos. On peut dire que, pour la vie terrestre, ce champ magnétique est notre secours et notre bouclier…

Ce phénomène physique est une allégorie du besoin vital de nos âmes ! L’apôtre Paul écrit que le salaire du péché, c’est la mort éternelle (Romains 6.23). Mais il annonce également que la
générosité de Dieu, fait de Jésus-Christ notre secours et notre bouclier jusque dans l’éternité. Par son œuvre compensatrice accomplie sur la croix, son salut enveloppe tous ceux qui croient en Lui. Jésus devient notre bouclier qui intercepte les conséquences mortelles de nos fautes. Il les éteint en vertu de sa victoire acquise sur la croix. En plaçant notre confiance en Christ crucifié et ressuscité, nous pouvons dire : Il est mon secours et mon bouclier !

Vdt

Notre âme espère en l’Éternel
il est notre secours et notre bouclier.
Psaume 33.20

 

Qui croire ?

« Écoutons la fin du discours :
Crains Dieu et observe ses commandements.
C’est là ce que doit faire tout homme ».
Ecclésiaste 12.15

Dans ce livre de l’Ecclésiaste …

On y découvre un homme qui explore le sens de la vie. Dans sa quête de sens, l’auteur observe et sonde l’acquisition des richesses, des plaisirs, de la sagesse, de la moralité… Ces différentes pistes le conduisent vers un même constat : Tout est vanité. In fine, tout lui semble inutile puisque, dans sa perception de l’éternité, rien ne résiste au-delà de cette vie.
L’écrivain exprime une profonde insatisfaction, une douleur intellectuelle. Et si, dans ce livre, nous devions ne voir que la dévalorisation de tout ce qui se fait parmi les hommes, nous serions vite tentés d’en arrêter la lecture…

Mais l’expression répétée « sous le soleil » nous rappelle que ces raisonnements partent d’en bas, sous l’angle des hommes ! Or c’est la vision d’en-haut qui importe : souviens-
toi de ton Créateur pendant les jours de ta jeunesse, écrit l’Ecclésiaste. La pensée de l’éternité (Ecclésiaste 3.11), Dieu nous l’a donnée pour appréhender la vanité et l’absurdité d’une vie sans lui !
En toute cohérence, l’auteur conclut à la fin de son discours qu’il faut chercher Dieu, le craindre et lui obéir. Son raisonnement a la vertu de présenter celui qui transcende les limites de notre vie. Oui, laissons Dieu gouverner notre manière et notre pensée de vivre. Il veut y donner sens…

Vdt