Quel repos cherchez-vous ?

« Mon repos » : c’est une petite maison à la campagne. Un vieux couple l’habite, profitant d’une retraite longtemps attendue. « Bon repos » : c’est une autre habitation plus confortable au milieu d’un grand jardin. Des commerçants retirés des affaires.

Que de « repos » ardemment poursuivis, laborieusement gagnés ! On en jouit quelque temps, puis surviennent maladies, épreuves, déceptions, deuils le repos est troublé, perdu. Notre repos sur la terre n’est jamais assuré, et l’idée qu’il prendra fin tôt ou tard vient déjà en gâter la jouissance. Le ver est dans le fruit.

Une autre maison, tenez, celle de nos voisins, achetée et aménagée par un jeune couple au prix de beaucoup de sacrifices et de travail… Cinq ans plus tard le foyer est disloqué, chacun est parti de son côté, la maison de rêve est en vente.

Ami fatigué de la vie, fatigué des autres, fatigué de vous-même, ce repos de l’âme, que vous n’avez pas trouvé jusqu’ici, Jésus est seul à vous l’offrir. Au milieu de ce monde qui n’a jamais donné de repos durable, sa voix se fait encore entendre aujourd’hui : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi je vous donnerai du repos » (Matthieu 11. 28).

« C’est auprès de Dieu seul que je suis tranquille;
c’est de lui que vient mon salut ».
Psaume 62.1

La porte du palais

Une petite fille de cinq ans faisait sa prière du soir, très sérieuse : “Seigneur Jésus, moi je t’aime, mais s’il te plaît, ne ferme pas tout de suite la porte de ton palais, pour que mon papy puisse y entrer aussi”. La prière naïve de cette enfant nous rappelle une grande vérité : aujourd’hui la porte du ciel est ouverte, mais elle ne le sera pas toujours. Elle s’est ouverte largement quand Jésus Christ, sur la croix, a payé la rançon pour nos fautes (Matthieu 20. 28). C’est la patience de Dieu qui la maintient encore ouverte aujourd’hui, car il “veut que tous les hommes soient sauvés” (1 Timothée 2. 4). Mais cette patience prendra fin un jour

Cette petite fille l’a compris ; elle s’inquiète pour son grand-père, qui n’a pas encore réalisé combien il a besoin du Sauveur. Peut-être qu’il ne se sent pas perdu à cause de ses péchés. Le mot “péché” résonne mal à nos consciences si lentes à se remettre en cause.

Peut-être qu’il est un “honnête homme”, ce papy : s’abaisser pour reconnaître son indignité devant un Dieu saint est humiliant. Il est difficile de croire que nos péchés nous séparent de lui, et que nos efforts, nos mérites, n’ont aucun pouvoir pour nous approcher de Dieu.

Un de nos lecteurs est peut-être aujourd’hui l’objet de la prière instante d’un de ses proches. Mais il est avant tout l’objet de l’amour et de la patience de Jésus Christ. C’est pour lui aussi que ses mains ont été percées.

B.S.

Il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse,
mais que tous viennent à la repentance.
2 Pierre 3. 9

Demandez

Dans les Cévennes, sur le sommet de l’Aigoual, j’ai découvert que les fleurs farouches et inhospitalières du chardon accueillaient nos amies butineuses. Eh oui, les abeilles font du miel de toutes les fleurs ! C’est une belle pensée pour celui qui doute encore qu’un Dieu si grand puisse s’intéresser à lui… Qu’il puisse même l’entendre et lui répondre !

La Bible nous apprend que Dieu nous aime tellement, qu’il s’est rendu pareil aux hommes pour se rendre accessible. En Jésus-Christ, il a revêtu la même nature que nous. Il n’a pas gardé l’éclat surnaturel de sa gloire, mais au contraire (Esaïe 53.2), il est apparu modestement et simplement pour que les timides, les indignes, les plus insignifiants, puissent l’approcher sans crainte. Dans le récit des évangiles, nous voyons Jésus entrer là où on l’accueille, écouter ceux qui lui parlent, et agir pour ceux qui s’approchent de lui…

Quel encouragement pour nous tous, aujourd’hui ! Dans l’obscurité du doute, il faut la clarté de la foi : Lire la Bible y contribuera. Dans la solitude de l’âme, il faut rencontrer celui qui la comblera : S’adresser à Jésus-Christ, c’est frapper exactement à la bonne porte. Oui, il s’intéresse à chacun d’entre nous. Croyez en son amour. Demandez, cherchez, n’hésitez pas à lui parler directement. Il vous écoute.

Vdt

« Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve,
et l’on ouvre à celui qui frappe ».
Luc 11.10