Degrés de culpabilité

Moins coupables que les autres: c’est ainsi que certains évaluent leur position par rapport à Dieu. Je n’ai jamais rien fait de mal, je n’ai pas tué ni volé. Je ne suis donc pas condamnable. Et puis, après tout, je n’ai de compte à rendre à personne !

Pourquoi tant de gens tués dans des accidents de la route ? Pourquoi ces massacres devant les caméras de télévision ou à l’abri des regards ? Et ces enfants victimes de « dommages collatéraux », de quoi étaient-ils coupables ?

A sa propre question, Jésus répond (voir texte biblique ci-dessous)  » Non, je vous le dis. Mais si vous ne changez pas d’attitude, vous périrez tous de même. »

Jésus ne nous demande pars de nous évaluer par rapport aux autres. Il nous demande de changer de comportement.
Il nous met en face de la réalité: nous sommes en sursis, et nous devons mettre à profit ce temps dont il nous fait cadeau pour nous mettre en règle avec lui.

Bernard Smagghe

« Rappelez-vous ces 18 personnes qui ont été tuées quand la tour de Siloé s’est effondrée sur elles.
Croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? »
Évangile de Luc (chap.13, verset 4)

Toujours plus de messages

« Voici le message que nous avons entendu de Jésus-Christ
et que nous vous annonçons:
Dieu est lumière et il n’y a aucune trace de ténèbres en lui »
1 Jean 1.5

Dans un article de 2012, le Figaro signalait que l’humanité a créé plus d’informations au cours des deux années précédentes que pendant tout son histoire. Dans le monde, Facebook accueillait 30 milliards de documents supplémentaires chaque mois. Le nombre de SMS devait atteindre 20 millions d’unités par minute en 2013 et le nombre de courriers électroniques était estimé à 294 milliards par jour. La croissance doit se poursuivre au rythme effréné de 45% par an jusqu’en 2020…

Quel est l’impact sur chacun de nous de cette avalanche d’informations et de messages reçus en permanence? Le psychiatre Daniel Déjardin estime que « la saturation d’informations crée en nous un stress et peut provoquer des manifestations dépressives: sentiment d’impuissance devant la folie des hommes…, insensibilisation progressive au mal… ». Elle crée aussi une addiction: « L’excitation et le plaisir que procure le haut débit d’informations conduisent à ne plus pouvoir s’en passer ».

Cette dictature de l’urgence ne nous fait-elle pas oublier l’essentiel ? Quelle disponibilité nous reste-t-il pour être vraiment présent aux nôtres et être sensible à ceux qui nous entourent ?
Et surtout, que place laissons-nous dans nos journées au message par excellence, celui que Dieu nous transmet par Jésus ?
Ne laissons pas les bruits du monde couvrir le message de Dieu.

Bernard Grebille

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